Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Quel homme vous ne trouvez
pas qu'on peut chantez C'est beau un homme !
Il est mon idole depuis toujours, je me rappelle quand j'était plus jeune comme j'aurais aimé le voir de proche, lui parler mais malheureusement, il est décèdé
avant que je puisse le voir en spectacle.
George et Lennie sont de grands amis qui rêvent d'avoir leur terre, une petite maison, des poules et des lapins. Lennie est grand et très fort, il est handicapé mental, il n'est pas méchant mais
sa grande force lui joue souvent des mauvais tours, il aime caresser tout ce qui est doux et il ne sait pas où s'arrêter.
Voilà encore un autre chef-d'oeuvre de John Steinbeck, un court roman qui laisse de la place aux lecteurs pour lire entre les lignes, on envisage les personnages dans tout ce qu'ils ont d'humain. L'Homme d'aujourd'hui est finalement le même que celui des années 30. Les romans de Steinbeck n'ont pas de frontière, tout ce qu'on y voit est universel. L'histoire semble triste mais comme dans Les raisins de la colère, Steinbeck évite le mélodrame, la vie de ses personnages est misérable mais c'est comme ça et on continue et surtout il y a beaucoup de tendresse.
George et Lennie sont ouvriers itinérants. Ils parcourent les Etats-Unis à la recherche d'emploi, devant en changer souvent car Lennie a un problème: il est mentalement attardé. Il est capable d'abattre un boulot formidable, tant qu'il est guidé et se contente d'obéir à des ordres simples. Mais sa force incroyable lui joue des tours, car ce qu'il aime, c'est caresser des choses douces. Comme des souris, quand il n'a rien d'autre. Mais c'est difficile pour lui de les garder en vie, car si elles se débattent, il panique et sert trop fort. Heureusement George est là, et tous les deux ils ont un rêve, celui d'une petite maison à eux deux, dans laquelle ils pourraient vivre libres et se suffirent à eux-mêmes. Ce rêve leur donne l'espoir, et ils parviennent même à le communiquer à d'autres. Mais Lennie...
Je m'aperçois que j'ai envie de tout vous raconter, tellement est forte la portée de cette histoire toute simple, tellement elle signifie sur l'amitié, la cruauté, la différence.
Au-delà de cette fresque affective, on trouve aussi (et surtout) un portrait d'une certaine Amérique, l'Amérique profonde des rangers et des préjugés. Celle qui veut que les pauvres restent pauvres, les riches encore plus riches, les noirs et les infirmes remisés au placard. Un regard lucide et sans compromis sur une société récurrente dans toute l'oeuvre de Steinbeck, bien plus efficace qu'on long essai sociologique. Un livre et un film à voir absolument.